CONVERSATIONS – exposition de Véronique et Olivier Bordaçarre – du 17 mars au 2 avril 2018 au Luisant


Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on PinterestShare on LinkedInEmail this to someone

Depuis dix ans, Véronique Bordaçarre travaille sur le thème de la figure humaine en sculptant des corps à partir de matériaux de récupération, métal, bois, fil de fer, et offre au regardeur le spectacle d’une forme de résistance de l’être. Seules, en attente, réduites à la patience, debout dans le désert, assises au bord du gouffre, vivantes encore malgré la petitesse, la fragilité, le désarroi, les figures de l’artiste parlent de déshérités, d’un peuple d’en bas, invisible, oublié. Et pourtant, c’est d’abord le sourire qui vient aux lèvres devant ces visages faits de rien surmontés d’une effilochade de ficelle ou d’un zeste de citron sec. L’attendrissement d’abord. L’empathie même. Les figures s’abandonnent au dénuement dans une sorte de naïveté aveugle à la tempête. Elles flottent dans l’air et chantent en silence la petite ritournelle du pauvre avec un rien de malice dans un regard de boulon, immobiles, imperméables à la méchanceté. Véronique Bordaçarre est leur voix.

Olivier Bordaçarre écrit des romans. Mais entre deux essais de littérature concrète, il s’adonne à l’écriture abstraite. Lignes interminables, successions de pavés, feuilles noircies de gribouillis. Ne pas écrire, dessiner l’écrit, trouver le geste, mettre à distance toute signification, libérer les interprétations peut-être, mais ne surtout pas s’en soucier, être face au mouvement, à la vie. Dans la vie. À certains moments, il n’y a rien d’autre à dire  que l’existence nue, la trajectoire, l’oscillation des muscles, l’obsession d’écrire. Parce qu’il le faut. Ne plus rien écrire, certes, mais écrire quand même. Pour donner de la voix.

Rassembler en une exposition les sculptures et les dessins constitue peut-être l’acte essentiellement amoureux de Véronique et Olivier Bordaçarre, afin de démontrer le dialogue discret qui s’établit entre leurs œuvres : ici les muets sans langage articulé, là un langage dessiné sans bouche pour le prononcer. Deux œuvres qui stipulent, manifestement, que l’artiste parle pour l’autre, à la place de l’autre, et que cet autre, celui qui n’a pas de voix, peut opposer, par procuration, sa résistance au monde dont il est l’exclu-inclus. Aussi, par cette complémentarité fondamentale, les artistes mettent fin à la solitude et organise la résistance.

Historique :

Véronique Bordaçarre (expositions de sculptures)

2007, galerie Arkos (Meillant) ; 2008, 2009, Arts dans les cours (Sancerre) ; 2009, Chapelle de Bruère (Bruère-Alichamps) ; 2010, salon de Sagonne ; 2011, 2012, Grange-Atelier (Neuvy le roi) ; 2012, 2013, Moulin Pousset…

Olivier Bordaçarre (peinture, sculptures, photographies)

1987-1995 : expositions collectives dont : Réalités Nouvelles (Grand Palais – Paris) ; Galerie de Nesle (Paris) ; plusieurs salons (Versailles, Clichy)

Expositions particulières : Studio Inofot (Paris) ; MLC Montmorency (95) ; Grange-Atelier (Neuvy le roi)

INFORMATIONS:

ouverture du Samedi 17 Mars à partir de 15 h jusqu’au Lundi 2 Avril 2018 – 18 h 00

Inauguration le samedi 17 Mars 2018 à 18h00

Décrochage le lundi 2 Avril 2018 à 18h00

Ouverture tous les samedi et dimanche de 15 h à 19 h

les autres jours sur Rendez-vous et les jours de spectacle à partir de 17 h.

Prix d’entrée: 5€ ( exposition non subventionnée, cette recette permettant de couvrir les frais d’exposition).

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *