Ensemble c’est tout ! Rencontre avec le réalisateur de « Nos plusieurs »


Copie de P1000553 - CopieA Chermedia, on aime bien les parcours atypiques, celui de Fred Soupa en est un !
C’est en toute modestie que le documentariste a accepté de répondre à nos questions, lors de la conférence de rédaction du 19 novembre.

Un parcours atypique donc pour Fred Soupa, un chemin pas tout tracé, mais qui s’est plutôt construit au fil de ses rencontres et de ses passions. Parmi celles-ci, la musique et la rencontre avec François Lacharme de la revue Jazz Hot qui va lui permettre de publier des chroniques musicales.

Pigiste dans le milieu du jazz, il est amené à voyager, écumant festivals et autres concerts. Mais ça ne nourrit pas son homme ! Les petits boulots alimentaires qu’il trouve, principalement dans le domaine social, vont étoffer son expérience humaine, ce goût des autres qu’il exprimera plus tard dans ses films.

Nouveau virage dans le parcours de Fred Soupa : un stage de trois mois aux ateliers Varan (Centre de formation à la réalisation documentaire) et un premier film, « Quelques pas pour le dire » (1995). Son goût des autres l’emmène cette fois sur les pas de deux danseurs que la passion du tango réunit sur les quais parisiens.
De cette expérience forte suivront différents projets de réalisation avant que Fred Soupa n’oriente sa curiosité vers des études d’ethnologie. Maîtrise en poche, il enchaîne avec un Master 2 « Ingénierie des échanges interculturels ». Quoi de plus enrichissant pour un réalisateur porté par des valeurs humanistes !

C’est ce que l’on perçoit à travers ses nombreux films sur les musiques du monde, musiques qu’il considère comme l’expression légitime d’une culture incarnée.
Dans un même souci d’authenticité, Fred Soupa s’immerge dans l’environnement qu’il filme, au plus près possible de son sujet, auquel il laisse toute la place, « Nos plusieurs » en est une belle illustration (voir le retour des projections à Allouis et Saint-Michel de Volangis).

Conjoncture économique oblige, il se tourne vers l’animation d’ateliers audiovisuels, dispositif qu’il met en place dans les MJC, les milieux scolaires et associatifs. Fred Soupa se sent ici à l’aise car il est dans la création collective, le faire ensemble.

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Cette contrainte économique va l’inciter à se débrouiller « seul » en devenant producteur et diffuseur, une forme d’indépendance et d’approche empirique de son métier, qui relève aussi d’un choix, malgré les difficultés matérielles que l’on peut imaginer.

Autodidacte, refusant les étiquettes et les discours tout faits,  Fred Soupa  ne se veut pas porteur de message, sa modestie l’atteste. S’il ne se laisse pas enfermer dans un genre, ses réalisations révèlent un dénominateur commun, le goût des échanges. Apprendre avec les gens, apprendre en même temps qu’il filme, une aventure humaine qu’il nous fait partager !

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http://www.youtube.com/watch?v=vmDf-c5kQQk

Un aperçu d’une de ses réalisations autour des musiques du monde.

La chanteuse Lhasa, croisée avec ses trois soeurs au sein du Cirque Pocheros.
Extrait du magazine « ZLIKA, musique du monde, musiques de tout le monde ». Diffusion Muzzik 2000.

Article écrit par Anne et Isabelle

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