Le service de prêt de DVD de la DLP


Depuis quelques mois, dix bibliothèques du département bénéficient ou bénéficieront très prochainement du dernier service offert par la Direction de la Lecture Publique (DLP) : le prêt de DVD.

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Comment ont-elles procédé pour l’obtenir ?

Elles ont d’abord dû effectuer des démarches administratives :

– vérification de la conformité et éventuellement mise à jour de la convention avec la DLP pour les prêts de livres (2€/an/habitant)

– signature d’une nouvelle convention avec engagement de consacrer 0.50 €/an/habitant à l’achat de DVD ou d’acheter 10 DVD minimum/an

– révision du règlement intérieur, pour préciser les spécificités et fixer les modalités de ce type de prêt.

Après toutes ces formalités, les bibliothèques ont pris rendez vous avec Véronique Fourdrain, vidéothécaire de la DLP, qui est venue installer le premier lot qu’elle a choisi elle-même.

Ce lot se compose d’environ 200 DVD, répartis pour moitié en documentaires, un peu plus d’un quart en fictions adultes et un  peu moins d’un quart en fictions enfants. Les bibliothécaires du réseau viendront eux-mêmes échanger à la DLP tous les six mois la totalité du lot.  Rappelons que les CD sont échangeables pour moitié, lors du passage du bibliobus , ou en totalité  directement à la DLP .

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Tous les 6 mois , les bibliothécaires viendront échanger dans ce local coloré la totalité de leur lot

Quelle a été la démarche de la DLP ?

Ce nouveau service de prêt, opérationnel depuis 2009, a nécessité une longue préparation en amont de la part de la DLP.

Elle a recruté une vidéothécaire fin 2007, aménagé un local (Espace image), acheté et équipé des DVD, et s’est préparée à tous les nettoyer et les vérifier à leur retour des bibliothèques.

La DLP est actuellement riche de 8 000 titres différents, ce qui représente bien davantage, car les DVD pour les enfants sont en double exemplaire. La DLP a choisi, dans un souci d’économie pour les communes, de présenter les DVD comme les livres. Il n’y a ainsi pas de surcoût pour l’achat de bacs spécifiques, qui, de plus, prennent beaucoup de place dans les petites bibliothèques.

Pour éviter aux bibliothèques d'investir dans du mobilier spécialisé, la DLP a choisi d'étiqueter les DVD sur le dos et de les présenter comme des livres.
Pour éviter aux bibliothèques d’investir dans du mobilier spécialisé, la DLP a choisi d’étiqueter les DVD sur le dos et de les présenter comme des livres.

Pour accompagner les bibliothécaires dans leur nouvelle mission, la DLP a mis en place diverses formations en 2009 et 2010 :

– un stage sur les droits audiovisuels (obligatoire pour au moins une personne de chaque bibliothèque concernée)

– une journée cinéma documentaire avec la présence d’un réalisateur

– un comité « tout vu »

– un stage sur le langage du cinéma

Ces formations seront poursuivies l’année prochaine.

Soulignons aussi que la DLP a participé , en novembre dernier, au mois du film documentaire en proposant la diffusion de films en présence du réalisateur

Pour quelles raisons proposer ce prêt à ses lecteurs ?

Même si les emprunteurs préfèrent souvent les fictions, ce service élargit l’offre documentaire : certains thèmes peuvent être traités en DVD alors que la bibliothèque ne dispose pas de livres sur ces sujets. Aux bibliothécaires d’avoir maintenant le réflexe de proposer un DVD lorsque des lecteurs demandent des documents !

Etre ainsi en phase avec son époque donne une meilleure image de la bibliothèque et permet de toucher un nouveau public : ceux qui empruntent des DVD ne sont pas forcément des lecteurs.

Cela prépare aussi l’avenir : les bibliothèques qui prêtent des DVD pourront un jour proposer à leur public la VOD (la vidéo à la demande).

En passant une convention avec la DLP, les bibliothèques bénéficient du soutien de la DLP et d’un fonds important de départ .

Mais ce prêt de DVD a un prix : d’une part ce support est fragile, d’autre part la législation sur les droits audiovisuels est compliquée et contraignante, et impose l’achat de DVD auprès de fournisseurs spécialisés à un tarif souvent élevé. En aucun cas, une bibliothèque ne peut accepter de dons de DVD ou de cassettes vidéo.

Article écrit conjointement , dans le cadre d’une conférence de rédaction de Chermédia, par Monique B. (Aubigny-sur-Nère), Béatrice L. (Saint-Michel de Volangis), Élisabeth M. (Vignoux-sous-les Aix), Roger S. (Sancergues)


A propos de Roger Sullé

Retraité depuis quelques années je participe , un peu, à la vie communale en tant que bibliothécaire bénévole à la BM de Sancergues. Tous les mercredi de 10 à 12 heures je prends les rennes de notre vieil ordinateur pour gérer les prêts de la bibliothèque.

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