Pierre Paoli, agent français de la Gestapo 2


La pire des crapules garde-t-elle en elle une petite lueur d’humanité ? Mon premier roman explore ce mystère dans le sillage sanglant de Pierre Paoli, commis de perception à Aubigny-sur-Nère, dont le destin bascule en 1943 lorsqu’il devient le féroce tortionnaire de la Gestapo de Bourges.

Trompe

En 1942, aux heures les plus sombres de l’Occupation allemande, quel choix auriez-vous fait ? Cette question vous viendra à l’esprit dès les premières pages de ce récit où l’intimité et la barbarie se côtoient sans pudeur.

Un livre troublant… Et pas seulement pour les adeptes du « mémoriellemment correct ».

RÉSUMÉ —

La barbarie serait-elle inscrite dans les gênes ? La question hante Mathilde depuis son trentième anniversaire, le jour où elle apprend qu’elle est la petite-fille de Pierre Paoli, commis de perception à Aubigny-sur-Nère devenu en 1943 le féroce tortionnaire de la Gestapo de Bourges.

Le soir de cette révélation, ses parents lui confient les cahiers manuscrits dans lesquels son grand-père racontait, jour après jour, sa vie et son œuvre : l’itinéraire d’une ambition SS au service de l’Europe nouvelle.

Ces archives familiales sont de bon augure pour alimenter sa thèse en histoire contemporaine. Mais elles troublent sa conscience. Comment renier cette hérédité ? Pourquoi bafouer la vérité ? Et à quoi bon vouloir assumer un legs aussi lourd ?

Cadeau maudit, par ailleurs : entre elle et son grand-père, trop de coïncidences viennent mettre à mal sa sérénité.

Comme si l’histoire et la morale complotaient à changer le destin de Mathilde, entre filiation et compassion, entre tendresse et abjection…

LE MOT DE L’AUTEUR —

Ce roman est l’histoire d’un choix. Le drame d’un mauvais choix comme pouvaient en inspirer les « années sombres » de l’Occupation allemande. Au lendemain de la débâcle de juin 1940, que signifiait vraiment trahir la patrie, servir le Maréchal ou construire la nouvelle Europe ?

Trop facile de trancher là, sur le vif. N’est-ce pas confortable de juger en s’abritant derrière le verdict de l’Histoire ?

Trop sacrilège d’égratigner le mythe de l’épopée guerrière. À quoi bon jeter la suspicion sur la distribution des rôles entre héros et salauds, entre Résistance et Collaboration ?

Trop pénible de supporter le legs d’un grand-père agent français de la Gestapo, dont l’aveuglement n’eut d’égal que la barbarie. Pourquoi l’atavisme devrait-il peser sur la conscience, comme une malédiction à perpétuité ?

Mathilde, petite-fille du gestapache Pierre Paoli, apprend à vivre avec ces questions. Parce que l’obsession du doute lui interdit de choisir entre abjection et compassion…

Source : Jacques GIMARD — Trompe-la-MortLes cahiers secrets de Pierre Paoli, agent français de la Gestapo

Éditions Qui Lit Vit, 320 pages

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2 commentaires sur “Pierre Paoli, agent français de la Gestapo

  • lilibib

    Difficile de commenter un sujet aussi grave. De plus, proposé par l’auteur. Et pourtant cette proposition ne peut laisser indifférent. Et, puisque vous avez choisi de nous le présenter ici, peut-être me permettrez-vous de vous demander « pourquoi un roman? ». Sachant que nul enfant ne peut être rendu responsable des crimes de ses parents…Pourquoi pas un documentaire? Comment en parler?

  • Gimard

    (…) Pourquoi un roman ? C’est la question à laquelle je réponds en postface du livre… Je vous en « révèle » la réponse telle qu’elle s’imposait à mon esprit, avant même de me lancer dans cet exercice d’écriture…

    Merci pour votre attention.
    Bien à vous.

    « Ce parti pris m’est venu par adhésion comme par défaut.
    Par défaut tout d’abord, parce que L’Affaire Paoli, — le livre du juge Lyonnet, écrit en 1947 et publié en 1964 —, demeure l’essai de référence, même si l’ambiance d’après-guerre et les précautions oratoires d’alors le rendent un peu archaïque. En tout cas, il eût été présomptueux de ma part de vouloir repasser derrière celui qui a mené l’instruction.
    Par adhésion aussi, parce que le genre romanesque donne toute liberté pour débusquer cette petite lueur d’humanité que toute crapule garderait enfouie en elle, selon l’expression consacrée. Pour oser l’empathie, l’écriture d’un journal intime s’imposait. Il emprunte le ton et le style du bref mémoire que Pierre Paoli, à la demande de son avocat, avait rédigé en prison pour préparer sa défense. »