A voir ou à revoir… Louise Michel de Benoit Delépine et Gustave Kervern 1


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Un film qui se finit sur cette citation de Louise Michel :

« Maintenant que nous savons

Que les riches sont des larrons

Si, notre père, notre mère

N’en peuvent purger la terre

Nous, quand nous serons grand

Nous en ferons du hachis »

De Louise Michel il n’est pas question mais de Jean-Pierre alias Louise et de ses copines, si ! Vous connaissez probablement l’argument du film : un patron voyou fait vider son entreprise de toutes les machines. Au matin, les ouvrières sont face à une usine vide… Grand luxe, on leur accorde une indemnité de licenciement grandiose : 2000 € par personne… Dans une histoire bien pensante, elles s’uniraient pour créer une coopérative de production et sauver leur emploi et leur entreprise, recouvrant du même coup leur dignité et leur fierté… Mais là, nous sommes chez Delépine et Kervern et forcément ça se complique… Oui, elles s’unissent mais pour décider de faire buter leur patron par un pro… Yolande Moreau – elle est bouleversante et impeccable dans ce rôle de paumée déterminée –  est Louise alias Jean-Pierre (ou Jean-Pierre alias Louise), c’est elle qui va le dégoter, le super pro qui va les venger : elle a des relations dans le milieu. Et c’est Michel alias Cathie (ou Cathie alias Michel), joué par Bouli Lanners qui va être choisi pour ce boulot particulier un peu salissant.

louise

Certains parlent d »une comédie déjantée voire désopilante : ce n’est évidemment pas aussi simple que ça.  On y retrouve évidemment l’univers glauque et grinçant croisé dans Groland : j’ai plutôt trouvé le film noir  même si les scènes décalées ou l’on retrouve Mathieu Kassovitz ou Albert Dupontel complètement à contre-emploi m’ont arrachée des éclats de rire… Vous avez pensé « déjanté », moi je dirais plutôt « engagé » et ce n’est pas une insulte !!! A voir donc 😉


A propos de Christine Perrichon

Les autres... Mes copains d'école... Eux, ils jouaient aux pompiers, à l'école, au docteur... Moi ? A la bibliothécaire : j'avais même fait des fiches dans mes livres pour pouvoir les prêter... Ajoutez à ça d'avoir été pendant longtemps l'une des plus jeunes lectrices de la bibliothèque d'O. Et, chaque mercredi : " Quel est ton numéro de carte ? - 2552 - Mais non, tu te trompes, tu es trop petite pour avoir ce numéro là (les enfants de mon âge avaient un numéro supérieur à 4000)" Et puis, on ne pouvait emprunter des romans que si on empruntait des documentaires... C'est comme ça que j'ai lu toutes les biographies des peintres, musiciens, sculpteurs et même aviateurs ou chercheurs... Au moins, ça me racontait la vie ! Et je me disais : " Si j'étais bibliothécaire... je laisserais les enfants choisir ce qu'ils veulent lire..." Alors, quelques années plus tard, face au grand saut dans la vie professionnelle, comme une évidence : je serai BIBLIOTHECAIRE !!! Et depuis plus de 20 ans, de bibliothèques municipales en bibliothèques départementales, mon enthousiasme est intact : - Quand les cartons de livres commandés arrivent, c'est chaque fois un peu noël... - Quand je peux échanger sur les livres ou les CD que je viens de découvrir, c'est chaque fois un moment de bonheur... - Quand les outils numériques viennent bouleverser nos pratiques, c'est la plongée excitante vers l'inconnu... Une nouvelle aventure s'ouvre maintenant ! Chermedia, notre plateforme d'échanges et de partages

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