Chroniques de la rentrée littéraire 21 3


Par-effraction

Par Effraction de Hélène Frappat aux éditions Allia

L’histoire commence par le visionnement de films super 8 achetés aux puces par le narrateur. Ces films retracent l’enfance et l’adolescence d’Aurore. Très vite, une question obsessionnelle  va le hanter : « pourquoi cette famille bourgeoise s’est-elle dessaisie de son passé ? ».

En parallèle, nous suivons les songes et les pensées de A. : personnage télépathe dont nous ne connaîtrons que l’initiale.

Troisième roman d’Hélène Frappat aux éditions Allia, on retrouve dans ce court texte ses thèmes favoris : le secret et le voyeurisme, la photographie et le cinéma.

La construction subtile du texte en puzzle rappelant le montage cinématographique, l’auteur est également critique de cinéma, est hélas plombée par une accumulation de clichés rendant la lecture fastidieuse tout en laissant un arrière goût suranné. De plus, le traitement du thème de la télépathie est traité de façon trop carricatural.

La seule réussite à mon goût du roman est de laisser une impression de vieux polaroïd délavé retrouvé au fond d’un tiroir familial. C’est peut-être déjà beaucoup…

Un roman découvert dans le cadre du partenarait avec les Chroniques de la Rentrée littéraire


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3 commentaires sur “Chroniques de la rentrée littéraire 21

  • lilibib

    Combien de pages?
    Si c’est court, je le tente, en maso.
    Une vieille famille bourgeoise qui se débarrasse de son passé, le thème me semble digne d’intérêt! Pour la forme, si ce n’est pas trop long, on peut s’asseoir sur un tabouret, allumer une pile W. (dans les maisons désertées, la lumière est toujours coupée) et regarder au fond du tiroir s’il n’y a pas d’autres vieux lambeaux de polaroïd collés sur le bois….

  • lilibib

    Je viens de terminer cet ouvrage qui m’a beaucoup plu, cher Laurent.(merci Nayeli pour la précision) Je vais lire les premiers de cette auteur.
    J’ai vaguement l’impression que la réussite de ce livre c’est de servir de révélateur au lecteur…qui y trouve peut-être ce qu’il était venu y chercher…par exemple « habituée depuis l’âge de 7 ans, à entendre, A. avait négligé de sentir »…Et puis un passage aussi qui dit que sous l’eau, elle n’entendait rien.
    Par contre moi, ce qui m’a « plombée » ce sont les rêves. je trouve que l’histoire dédoublée de A. ou Aurore, est déjà un rêve.
    L’impression qui m’est restée, en matière de photographie est plutôt celle de deux clichés superposés comme si on appuyait maintenant sur le déclencheur d’un vieil appareil dans lequel serait restée une vieille pellicule déjà imprimée.