cinéma


 Si , comme moi, vous êtes amoureux de la langue italienne, vous vous êtes certainement déjà précipité à la Maison de La Culture de Bourges pour vous régaler du dernier Sorrentino « IL DIVO ». Si ce n’est encore fait, dépêchez-vous il passe encore mardi à 16h et 20h30 ou bien vous allez rater un chef d’oeuvre!

C’est du Grand Art Italien.

Un petit conseil cependant, au cas où vous n’auriez jamais entendu parler de Giulio Andreotti , ni de l’affaire Aldo Moro, documentez-vous avant et accrochez-vous aux dialogues, ça va très vite.

Les décors sont époustouflants; les bâtiments, les rues, les intérieurs sont d’une grandeur, d’une majesté, d’un baroque presque étouffants…comme les méandresdu pouvoir italien…

Les amoureux de la langue se régaleront de l’allocution du pape d’une diction parfaite , énoncée comme une dictée, ou une version à traduire!!!

Les propos d’Andreotti, ses phrases à l’emporte-pièces, ses réflexions proverbiales, cyniques, sont submergeantes et s’enchaînent sans nous laisser le temps de réfléchir.

Des situations déjantées comme la soirée techno dans les appartements austères du Président du Conseil ponctuent la marche d’Andreotti dans l’avancée dans le pouvoir comme dans la longueur des couloirs et l’infini des escaliers…

Parfois, tout de même, l’ennui guette , malgré les assassinats, les attentats qui ne parviennent pas à entamer la couleur du pouvoir. Tout est filmé en clair-obscur. Rien n’illumine l’enchaînement des discours, des propos, des conversations tout en sous-entendus.

Rien n’ébranle non plus la détermination de celui qu’on surnommait « l’inoxydable ». Sa froideur, son absence de sentiments affichés.

Sorrentino évoque ses liens avec la loge P2, avec la mafia, ses relations tortueuses avec le pouvoir russe; Ne vous perdez pas, Sorrentino nous emmène jusqu’à l’essoufflement, jusqu’au bout, jusqu’au procès, jusqu’aux procès…condamné, amnistié, recondamné, re-amnistié…Rien ne nous étonne à la fin.

C’est politiquement Italien, cinématographiquement Italien.

La compsition de Toni Servillo est , là encore, remarquable!

Plus esthétiquement ragardable que Gomorra(mais l’exploitation de la misère n’est pas belle non plus), ce film évoque le pouvoir du côté des politiques: propres, impeccables, repassés, costumés,…austères. …Film soigné pour en évoquer les dessous dérangeants.

A voir absolument


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0 commentaires sur “cinéma

  • COUZINE VERO LOUIS

    Je découvre ce site qui me parait très intéressant ! voilà il va me permettre aussi de suivre l’actualité locale, régionale et nationale aussi.

    Très bonne initiative

    Bon courage à toute l’équipe

    vero louis