Goodbye Yellow Brick Road… 70ème anniversaire d’un film merveilleux 2


1939-2009 : la comédie musicale « Le Magicien d’Oz » – « The Wizard of Oz » fête allègrement ses 70 ans et n’a pas pris une ride, c’est toujours un ravissement pour les petits et grands (je viens seulement de le découvrir, comme quoi il n’est jamais trop tard), et le DVD est une idée de cadeau idéal pour faire plaisir à vos proches à Noël…

(Dorothy renconctre l'épouvantail sur la "Yellow Brick Road" menant à Emeraudeville...)

(Dorothy rencontre l'épouvantail sur la "Yellow Brick Road" menant à Emeraudeville...)

Adapté du roman de l’écrivain américain Lyman Frank Baum (1856-1919) et devenu depuis une référence incontournable * (voire un véritable mythe culturel) aux Etats-Unis et dans le monde anglo-saxon (aussi bien que le roman « Alice au Pays des Merveilles » -« Alice In Wonderland » de Lewis Carrol adapté par Walt Disney), le film fut tourné à Hollywood, dans les studios de la Metro Goldwyn Mayer par le réalisateur Victor Fleming, sur une bande originale composée par le génial Harold Arlen : « Somewhere Over The Rainbow » (« Quelque part de l’autre côté de l’Arc-en-ciel ») est devenu pour des générations un hymne à l’imaginaire et à l’enfance…

Il faut noter aussi les prouesses techniques pour l’époque au niveau de la réalisation et de la colorisation : Dorothy (Judy Garland) voyage dans 2 mondes opposés, l’un filmé en noir et blanc (le Kansas et la ferme de ses oncle et tante, ennuyeux, et où sévit la méchante Miss Gulch, voisine et institutrice) et l’autre en technicolor (le merveilleux pays d’Oz peuplé de fées, de sorcières et de « Munchkins », sortes de lutins chanteurs, où Dorothy « échoue » lors d’une tornade qui emporte sa maison dans le ciel… du moins le croit-elle pendant son rêve initiatique).

Le quatuor formé par la jeune fille, l’épouvantail sans cervelle, l’homme métallique sans coeur et le lion sans courage va essayer de rencontrer le mystérieux magicien d’Oz basé à Emeraudeville, sur une route jaune comme le maïs du Kansas et semée d’embûches par la vilaine sorcière de l’Ouest (alias Miss Gulch dans la réalité) : tout ceci n’étant que prétexte à danser et chanter joyeusement, pour le plus grand bonheur du jeune spectateur émerveillé comme du cinéphile passionné.

(Dorothy découvre le peuple des Munchkins...)

(Dorothy découvre le peuple des Munchkins...)

Un sommet du 7ème art, un superbe conte fantastique, bref, un chef-d’oeuvre intemporel à voir et revoir en famille, pour s’échapper de la grisaille hivernale et retrouver un coeur d’enfant !

Signé : Stef le Munchkin (de la Guilde des Sucettes).

(* : le nombre d’adaptation en albums, dessins animés, pièces musicales théâtrales, BD, de pastiches humoristiques sur le net, etc … est incroyablement élevé, sans oublier les multiples clins d’oeil de réalisateurs plus modernes tels que Stanley Kubrick faisant dire au héros Alex dans « Orange mécanique » d’incessants « Well, well, well » comme le magicien d’Oz-diseur de bonne aventure, David Lynch faisant apparaître fées et sorcières emmanchées sur leur balai dans « Sailor et Lula », Tim Burton pastichant la fameuse scène de la tornade – ici en chocolat liquide – de Dorothy et surtout réinventant les Munchkins – alias Oompa-Loompas – dans « Charlie & la Chocolaterie », Dominik Moll inventant une histoire de « singes volants » comme ceux de la sorcière d’Oz dans son 1er film « Harry, un ami qui vous veut du bien », et j’en passe… … … Enfin côté musique – et quelle musique ! – Elton John intitule son album de 1973 « Goodbye Yellow Brick Road » tandis que Michael Jackson et Diana Ross dansent sur une route de briques jaunes en 1978 dans le film musical « The Wiz »… Et j’en oublie sûrement d’autres encore).

http://www.youtube.com/watch?v=43Ho_6C_fM4rothée voyage dans deux mondes: l’un est filmé en noir et blanc: c’est le Kansas, le monde réel, sinistre et ennuyeux.
L’autre est filmé en technicolor, c’est un pays imaginaire merveilleux, au-delà de l’arc-en-ciel, plein de joie et de bonheur.Dorothée voyage dans deux mondes: l’un est filmé en noir et blanc: c’est le Kansas, le monde réel, sinistre et ennuyeux.
L’autre est filmé en technicolor, c’est un pays imaginaire merveilleux, au-delà de l’arc-en-ciel, plein de joie et de bonheur.


A propos de stef18

Adjoint du patrimoine à la médiathèque de St-Florent-sur-Cher depuis 10 ans bientôt, je suis actuellement affecté à la section adultes (commandes de livres documentaires et BD ado-adultes, CD audio et DVD)

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2 commentaires sur “Goodbye Yellow Brick Road… 70ème anniversaire d’un film merveilleux

  • lilibib

    Ah, Judy Garland, intemporelle. Oui oui, c’est vraiment une très très bonne idée. C’est un film qui traverse les générations avec toujours autant de bonheur. par contre mes vieilles cassettes -inutilisables- ne le donnaient qu’en version noir et blanc. A découvrir, donc en DVD version colorisée.
    Toutes ces bonnes nouvelles sur chermedia me donnent l’impression d’être « un peu vieille et choyée ». Comment je vais faire?… pour que mes lecteurs-trices contemporain(ne)s partagent cette sensation avec moi?
    Merci pour ce rayon de soleil.