Hernando VINES : « Paysages »


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Hernando Viñes

( 1904 – 1993 )

« Paysages »

Aquarelles, pastels, huiles sur toile

Du vendredi 12 mars au vendredi 30 avril 2010

Vernissage

Vendredi 12 mars 2010

à 18h30 en présence de sa fille Nina Gubisch-Viñes

Galerie Autres Rives

16 rue du Four au Roi – 18000 Bourgeshv15 v4 v5 (WinCE)

Tél : 02.48.24.37.90. – e : contact@autresrives.com

Du lundi au samedi de 14h30 à 19h

et sur rendez-vous.

Hernando Viñes (1904 / 1993) fut un des peintres les plus importants de l’école de Paris des années 1920 – 1930. Ses œuvres font actuellement partie des collections du Centre Georges Pompidou, du musée d’Art Moderne et du musée Reina Sofía de Madrid, des musées de Tel-Aviv, Prague, Buenos-Aires…

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BIOGRAPHIE

Hernando Viñes est né à Paris le 20 Mai 1904. Son père était ingénieur, sa mère sans profession, fille de l’ex- Président de la République du Honduras .

Son oncle, le grand pianiste Ricardo Viñes – qui créa la plupart des oeuvres majeures de la première moitié du siècle – l’ entraîna naturellement dans le sillage des plus grands artistes de son temps.

Après la guerre de 1914 -18 passée à Madrid, il rentre à Paris et rencontre Picasso (ami des Viñes) qui, au vu de ses premiers essais, l’encourage aussitôt à persévérer dans cette voie et à parfaire ses acquis de tout jeune autodidacte. Il le fera tout d’abord à l’Académie d’Art Sacré avec Maurice Denis et George Desvallières puis,en 1922, auprès d’André Lhote et Gino Severini.

L’année suivante il participe comme décorateur à la création mondiale des Tréteaux de Maître Pierre de Manuel de Falla, et il expose pour la première fois au Salon d’Automme. Toujours en cette année 1923 – grâce à son ami peintre Manuel Angeles Ortiz – il entre dans le cercle des jeunes artistes espagnols vivant à Paris: Francisco Bores, Luis Buñuel, Joaquín Peinado, Francisco García Lorca (frère du poète), Pancho Cossio, Rafael Alberti, Ismael de la Serna, etc., la plupart d’entre eux deviendront les amis de « toute une vie ».

Il a 20 ans, et décide de se lancer dans la carrière. Il est tout de suite soutenu par deux grands critiques: Tériade et Christian Zervos, directeur des célèbres « Cahiers d’Art ». Il exposera dès lors régulièrement aux galeries Percier et Max Berger.

En 1931, il épouse la fille de Francis Jourdain, décorateur, peintre et homme de lettres.

Après la guerre d’Espagne, où il s’était politiquement engagé aux côtés des républicains, et à quelques jours du déclenchement de la deuxième Guerre Mondiale, naît sa fille Nina, le 14 septembre 1939.

C’est alors que commencera pour le peintre Viñes une longue traversée du désert au cours de laquelle, en dépit d’assez nombreuses expositions (collectives et parfois individuelles) il ne rencontrera pas encore la notoriété que lui promettaient ses brillants débuts. Il faudra attendre 1965 et l’immense rétrospective du Musée d’Art Moderne de Madrid pour qu’il soit enfin reconnu comme un des peintres les plus importants de sa génération.

A partir de là se succèdent à un rythme accéléré, les expositions aux galeries Théo de Madrid et Valence (avec lesquelles il est sous contrat), à la Sala Dalmau de Barcelone, la Galerie Sur de Santander, etc. qui lui consacrent une exposition individuelle chaque année.

Dès le début des années 80, outre les galeries espagnoles dèjá citées qui continueront régulièrement de l’honorer, la Casa de España à Paris, le Musée des Beaux Arts de Santander, le Musée Bonnat de Bayonne lui organiseront des rétrospectives importantes. En 1988, le roi Juan Carlos I lui décerne la médaille d’or des Arts et des Lettres, consacrant ses diverses expositions en Espagne.

Parallèlement, à l’ étranger, dans le cadre de nombreuses expositions collectives, l’Allemagne, le Danemark, les Amériques, la Tchécoslovaquie, l’Angleterre et le Japon se font les échos d’une notoriété grandissante sans cesse confirmée.

Loin de toute chapelle, loin de toute esbroufe, l’oeuvre de Viñes a si bien poursuivi sa route en France et dans le monde que les musées acquièrent ses oeuvres: le Musée d’ Art Moderne et le Musée Reina Sofía en Espagne, le centre Georges Pompidou, le Musée d’Albi, de Castres et de Saint – Ouen en France, le Musée de Tel – Aviv en Israël, le Musée de Buenos Aires et de Prague.

« Hernando Viñes disparaît en 1993 et se révèle être peu à peu l’un des peintres marquant de l’ Ecole de Paris. Pour avoir abordé tous les thèmes centraux de la peinture, Viñes balaie tout le champ de la peinture moderne. Il vit la fin du cubisme analytique et synthétique, puis goûte aux joies du surréalisme pictural, mais n’en dédaigne pas pour autant le fauvisme récupéré pour une expérience momentanée, enfin il choisit la voie du chromatisme, qui le mène à une vision très personelle de son art. C’ est un peintre sans concessions, d’une grande probité picturale et d’une parfaite authenticité » (1)

(1) Extrait du livre d’Alain Gobin : « Hernando Viñes, sa vie – son oeuvre », éditions Isabelle Boisgirard, Association Hernando Viñes, Paris, 1997.

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