Le Quai de Ouistreham de Florence Aubenas 1


9782879296777A lire d’urgence ! Le Quai de Ouistreham de Florence Aubenas (éditions de l’Olivier)…

« C’était la crise. Vous vous souvenez ? Cela se passait jadis, il y a une éternité, l’année dernière. » Ainsi commence le livre de Florence Aubenas et un voyage dans la précarité de la France d’aujourd’hui… Vous en avez sûrement entendu parler : début 2009, Florence Aubenas, journaliste et grand reporter,  s’est installée dans une ville de Basse Normandie et s’est inscrite au chômage en conservant son nom et en indiquant pour tout bagage le baccalauréat… Elle nous fait le récit de cette expérience… Elle était prête à prendre n’importe quel emploi (comme tout le monde ici lui fait remarquer la conseillère de l’ANPE, pardon du Pôle Emploi)… Mais, aujourd’hui, « on ne trouve pas un travail, on trouve des heures ».

« Est-ce que vous voulez commencer une nouvelle vie? Agent d’entretien, qu’est-ce que vous en pensez ? Les métiers de la propreté, c’est l’avenir mais il faut se décider maintenant… » Voilà comment, après un petit quart d’heure au Pôle Emploi, son orientation professionnelle se dessine… Et c’est le début des multiples employeurs (les ferrys de Ouistreham, le camping du Cheval Blanc, le laboratoire d’Hérouville Saint Clair,…), des heures de travail non rémunérées (« Vous verrez, c’est vraiment tranquille là-bas, vous en aurez pour 3h maximum et votre contrat prévoit 3h15 », en fait, il leur en faut 2 de plus qui, évidemment ne sont pas payées), des heures de transport incalculables, des conditions de travail extrêmement difficiles, de l’épuisement totalMais aussi les rencontres, Victoria, Philippe, Françoise, Mimi ou Marguerite, et les trajets de vie et rêves souvent inaccessibles de chacun d’entre eux… Mais aussi le regard sur une région autrefois fleuron industriel dont la désindustrialisation a balayé les modes de vie…


« Les livres peuvent-ils changer quelque chose ? A la réalité, peut-être pas, mais à la perception que nous en avons, oui. Encore faut-il qu’ils soient justes, non seulement dans les mots employés, mais dans le ton. …. Une fois le livre terminé, on se dit que non, jamais on ne verra plus les choses du même œil. » (Raphaëlle Rérolle – Le Monde.fr)


A propos de Christine Perrichon

Les autres... Mes copains d'école... Eux, ils jouaient aux pompiers, à l'école, au docteur... Moi ? A la bibliothécaire : j'avais même fait des fiches dans mes livres pour pouvoir les prêter... Ajoutez à ça d'avoir été pendant longtemps l'une des plus jeunes lectrices de la bibliothèque d'O. Et, chaque mercredi : " Quel est ton numéro de carte ? - 2552 - Mais non, tu te trompes, tu es trop petite pour avoir ce numéro là (les enfants de mon âge avaient un numéro supérieur à 4000)" Et puis, on ne pouvait emprunter des romans que si on empruntait des documentaires... C'est comme ça que j'ai lu toutes les biographies des peintres, musiciens, sculpteurs et même aviateurs ou chercheurs... Au moins, ça me racontait la vie ! Et je me disais : " Si j'étais bibliothécaire... je laisserais les enfants choisir ce qu'ils veulent lire..." Alors, quelques années plus tard, face au grand saut dans la vie professionnelle, comme une évidence : je serai BIBLIOTHECAIRE !!! Et depuis plus de 20 ans, de bibliothèques municipales en bibliothèques départementales, mon enthousiasme est intact : - Quand les cartons de livres commandés arrivent, c'est chaque fois un peu noël... - Quand je peux échanger sur les livres ou les CD que je viens de découvrir, c'est chaque fois un moment de bonheur... - Quand les outils numériques viennent bouleverser nos pratiques, c'est la plongée excitante vers l'inconnu... Une nouvelle aventure s'ouvre maintenant ! Chermedia, notre plateforme d'échanges et de partages

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