Les trois lumières de Claire Keegan 1


L192xH250_arton24260-7bcfc

Cette auteure, jeune talent de la littérature irlandaise, nous livre avec ce récit un beau moment de plaisir d’écriture.

Dans ce nouveau livre une petit  fille (dont la maman est enceinte d’un  cinquième enfant, grossesse arrivant à  terme) est  envoyée chez un  couple de fermiers.

Petit à petit on devine qu’ils  viennent de perdre leur enfant,  noyé dans la fosse à purin.

La culpabilité est lourde mais l’arrivée de la petite  fille va  bouleverser leur univers de silence,  de souffrances tues.

L’enfant de sept ans terrifiée par l’inconnu sent immédiatement cette lourdeur. Cependant tout  ici est différent.

Le couple, un  peu  rude au début, accueille cependant l’enfant avec douceur, ils sont aimants  attentifs, leurs  gestes leurs regards  emprunts de tendresse.

Tout  cela est nouveau pour cette petite issue d’une famille nombreuse avare de tendresse comme d’amour.

Toutes ces douceurs inconnues la laisse perplexe, décontenancée par les frémissements de sentiments totalement nouveaux.

Elle ne sait pas nommer ni reconnaître que ce qui naît en elle sont des sentiments de bien-être, elle est troublée par cette multitude d’émotions nouvelles.

Mais l’apprentissage de la lecture l’aidera à mûrir, comprendre et nommer ces sensations nouvelles. La lecture, c’est aussi celle de ses émotions.

Ramassé  dans un  récit très  court « les trois lumières » tout  en  finesse, ciselé par une écriture poétique porte  en nuances, en murmures, en  retenues les émotions de chacun,  se découvrant, s’apprivoisant lentement.

Comme le tremblement du vent dans les  feuilles, il  nous faut  écouter  cette voix  nouvelle.

Les Trois lumières. Claire Keegan.

Edition Sabine Wespieser 2011.


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

61 + = 67

Commentaire sur “Les trois lumières de Claire Keegan

  • marie-jeanne chambrion

    Merci pour cette présentation , je vais m’empresser de le lire car j’avais beaucoup aimé son recueil de nouvelles, Antarctique » ; on trouve vraiment beaucoup de « pépites » chez Sabine Wespieser…