L’homme qui avait soif, de Hubert Mingarelli, Roman Stock.


Au Japon en 1946, la guerre entre les Américains et les Japonais est finie;  le soldat « Hisao« ,  démobilisé, rejoint  par le train « Shigeko » , la femme inconnue avec laquelle  il a échangé des lettres….

Il souffre d’une étrange maladie : la soif inextinguible qui provoque des douleurs psychiques et physiques  dont il ne peut  soulager la souffrance…

Aussi lorsque le train s’arrête en pleine campagne, « Hisao » en descend pour assouvir sa soif et il le laisse repartir malgré les sifflements de départ de la locomotive….

«  Il regardait fixement l’eau dans le creux de sa  main. Elle était sa vie et son bonheur. Elle était plus importante que la Patrie et le pays natal, plus belle que Shigeko, bien que dans son imagination, cette dernière l’était déjà beaucoup. »

Il ne faudrait jamais descendre d’un train, et encore moins le laisser repartir avec une valise contenant un précieux cadeau pour sa bien-aimée….

Le récit alterne entre allers et retours permanents : le  présent et la course effrénée pour retrouver la valise, les rencontres réconfortantes ou malheureuses avec  différents personnages et le passé, récit de la guerre meurtrière…Jour et nuit les soldats  creusaient  des grottes et des boyaux  dans la montagne de « Peleliu » pour s’abriter de l’assaut final des bombes américaines…Le chant de son ami le soldat « Takeshi »  berçait son sommeil…

Hisao, soldat fragile et  solitaire erre sans bagage; la douleur, l’amitié, l’espoir, le rêve d’une vie meilleure le portent vers  sa fiancée…

L’écriture est sobre et ciselée….Hisao, tel Lancelot du Lac, poursuit la recherche du Graal… Y parviendra-t- il?… Le suspens est habillement entretenu…

L'homme qui avait soif

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