Mille lectures d’hiver , au Subdray


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Sylvie Leveillard

Dans le cadre des « Mille lectures d’hiver », l’équipe de la Bibliothèque « L’encre et la plume » recevait la lectrice comédienne Sylvie LEVEILLARD qui nous a lu des extraits de « En vie « de Eugène SAVITZKAYA.
Après avoir fait part aux invités qu’ils allaient partir à la découverte d’un texte d’un écrivain vivant et édité, la belle lecture a commencé….
Il apparait au fil des mots, que l’écrivain a du mal à vivre « Jamais je ne dois oublier qu’il y a aucun enchantement à vivre, et qu’en même temps il y en a mille. »
Mais ce qui l’aide à vivre c’est la nature « Le frêne m’a rejoint ou plutôt ne m’a jamais quitté, m’accompagnant dans ma demeure éphémère et subissant les mêmes métamorphoses que moi dans la douce altitude ensoleillée du matin. Jamais je ne dois oublier que je suis un arbre à jamais attaché….. »

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Eugène SAVITZKAYA

Par la suite, on découvre que ce sont les gestes quotidiens qui l’aident à vivre, pour ne pas partir dans la douleur. L’écriture également semble lui apporter douceur et apaisement :
« Le samedi, si j’avais à écrire une lettre d’amour, voilà comment je m’y prendrais, pourquoi m’as-tu abandonné ?, je suis maintenant avec un bol de fruits rouges à la main, il est pour toi. Les fruits je les ai cueilli dans le jardin , dont je ne serai jamais le jardinier… »
v_2707314986Cette lecture a ému les personnes présentes et a amené à des questions, faut il embellir les gestes quotidiens pour mieux vivre ? les choses simples de la vie peuvent elles rendre heureux ? «Est venu le moment de me coucher. Je dois consentir à me séparer d’un certains nombre de choses. Les préoccupations ne sont plus de mise. Du dernier repas, les miettes ont disparu. La quiétude a gagné jusqu’aux feuilles du frêne. Je regagne le second étage car nous avons choisi de dormir haut perché comme les corneilles, les cigognes et les vautours…. »
Belle écoute, dans le sens où il n’y a pas eu d’à priori. Un échange a eu lieu, et c’est ce que l’on aime. Certaines personnes n’ont pas aimé les descriptions quant à la saleté « Lorsque l’argent manque, la saleté des murs saute aux yeux. L’acidité s’empare de l’œsophage, la migraine prend une tournure endémique et la poussière devenue perceptible par les cinq sens réunis, acquiert une texture sauvage »…..
En fait il est essentiel d’apporter de la poésie dans sa vie. La poésie teintée de philosophie nous a mis dans le questionnement tout au long de cette soirée riche et de qualité.
Merci aux Mille lectures d’hiver, et à Sylvie Leveillard de nous avoir permis de passer ce bon moment qui nous a fait penser aux veillées d’autrefois du temps de nos grand-mères. Cet évènement artistique, unique en région Centre, nous le vivons pour la quatrième fois et nous avons envie qu’il se prolonge encore et encore « Mon contemporain m’a dit que les phrases agissent comme des formules magiques. On les compose vaille que vaille et on les range en pensant qu’elles pourront servir un jour. Commençons par ne parler de rien, nous finirons par tout dire. »
Article rédigé par Véronique QUEINNEC
Crédits photos Rémi Mathis


A propos de martine gallois

De formation comptable, je suis passée dans le monde de la littérature par les contes, en passant mon Bafa. A la DLP 18 depuis le 1er septembre 1996, j'ai eu la chance de pouvoir effectuer des fonctions très différentes et toutes très enrichissantes. Prêt au public à l'annexe, participation au groupe formation animation, gestion des marchés publics et de la comptabilité, conteuse...

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