Rentrée littéraire 2014 : Le Cercle des femmes d’Anne Brocas


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brocasUn huis clos entre quatre (cinq) femmes.

Alice l’arrière grand-mère de Lia décède… Après l’enterrement, sa fille, Solange, sa petite-fille, Agnès, son arrière petite-fille Lya et Marie, l’amie de toujours sont réunies dans sa maison pour faire le rangement habituel dans ces moments douloureux.
Lya et Agnès sont dans la chambre, entre photos et souvenirs. Lya découvre la vie de son arrière grand-mère, un monde déjà loin, le temps où les hommes partaient à la guerre… Des cahiers, des journaux, des lettres, et surtout un ban de mariage qui va toutes les bouleverser.

Dans cette mythologie familiale au début, il y a eu :

Alice, la femme d’un seul homme…
Puis, Solange et ses trois maris : « Vois Lia. J’ai eu trois maris. Au début, tout est merveilleux. Ils te cajolent, sont drôles et ils t’emmènent danser sans soupirer. Et puis tu te rends compte avec les années que ce que tu prenais pour de l’attention, de la délicatesse, n’est en fait que de l’indécision, de la passivité. Ils attendent tout de toi: que tu entreprennes, que tu décides que tu assumes, que tu sois forte à leur place… »
Puis, Agnès, la petite fille qui n’a jamais vécu une histoire d’amour de plus d’un an.
Et enfin, Lya , l’arrière petite-fille, qui face à ces découvertes se pose beaucoup de questions quant à son avenir, ses amours, quels seront-ils ? Sera t-elle plus heureuse, l’histoire va t-elle se répéter ?
Quant à Marie l’amie de toujours :  elle  était la confidente et doit maintenant dévoiler l’histoire de Pierre et Alice. Elle doit surtout affronter les questions, les colères des filles… – « Le secret est un poison. Il s’instille partout, crée une lourdeur qu’on ne parvient pas à identifier, qui se lègue d’enfant à enfant sans même qu’on puisse le détecter. C’est en cela qu’il est dangereux. Surtout lorsque chaque génération de femme donne naissance, presque au même âge, à une fille. C’est comme une cercle vicieux, une malédiction que les inconscients se transmettent… »
Une mythologie familiale  prenante, une écriture fluide : le fil de l’histoire d’Alice se déroule, je cherchais à comprendre comment cette femme a pu avoir tant d’amour pour cet homme et en même temps si peu de tendresse et de courage pour parler à sa fille née de cet amour… Chaque personnage se dévoile au fil des pages, et chacun avec ses blessures, ses amours, ses héritages.
Cette fiction se passe dans une époque ou la pudeur avait sa place , il ne fallait pas dévoiler sa vie, ses malheurs sur la place publique. Aujourd’hui cela ne pourrait plus arriver ! Le linge sale ne se lave plus en famille.


A propos de martine gallois

De formation comptable, je suis passée dans le monde de la littérature par les contes, en passant mon Bafa.
A la DLP 18 depuis le 1er septembre 1996, j’ai eu la chance de pouvoir effectuer des fonctions très différentes et toutes très enrichissantes.
Prêt au public à l’annexe, participation au groupe formation animation, gestion des marchés publics et de la comptabilité, conteuse…

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