Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

27 − = 19

6 commentaires sur “The voca people

  • maryse-richardiere

    Evidemment « c’est extra » comme aurait dit Léo, mais toujours ces chants américains !
    Aux 15-24 ans, (voir la Veille Collaborative, article super sur « les français et la culture)on ne leur propose que la culture américaine ! Partout, à la radio, sur toutes les chaînes, ils n’ont que çà à se mettre sous la dent, ou sur les oreilles.
    De grâce, que faut-il faire pour sauver NOTRE LANGUE des « ENVAHISSEURS », films, musiques, livres traduits de l’américain. Quand va-t-on dire STOP ? Ce n’est pas demain, c’est AUJOURD’HUI !
    Je vais vous raconter une histoire. Dans la région parisienne, on circule avec des titres de transports différents, mais qui se recoupent finalement, ou on composte, ou on passe dans une machine qui lit notre trajet. C’est surtout le ticket dit « NAVIGO » qui est utilisé. On avait dans les bus, UNE affiche extérieure nous invitant à composter et TROIS affiches intérieures pour les 3 types de tickets et que lisait-on ? : « GO NAVIGO » « PASS YOUR TICKET ». Des textes officiels datant de 1982, je crois et toujours actuels, obligeaient à ECRIRE EN FRANCAIS dans les lieux plublics et était-il précisé « SPECIALEMENT DANS LES TRANSPORTS EN COMMUN ». A partir de ce jour, j’avais mon ticket sur moi, mais je ne le passais pas dans la machine et quand le conducteur ou les contrôleurs me disaient, »
    vous n’êtes pas en règle », je disais « vous non plus, j’ai mon ticket, je l’ai payé d’avance par prélèvement mensuel, c’est vous qui ne respectez pas la loi », et je leur donnais le texte de loi, et on me laissait tranquille. J’ai même eu des gens dans le bus qui me demandaient le texte de loi ! J’ai écrit plusieurs fois auprès de la direction des transports de la RP et UN JOUR, enfin, c’était écrit extérieurement « COMPOSTEZ VOTRE BILLET » et UNE seule affiche à l’intérieur indiquant la même chose ! Le gain en frais d’affiches 2 au lieu de 4 (multiplié par le nombre de bus dans la RP )et LE FRANCAIS partout, j’avais gagné et j’ai composté !
    QUE FAIRE pour amplifier l’audience de la musique française, des films français, des livres français ? Ma solution à moi. NE PLUS RIEN ACHETER EN ANGLAIS ou AMERICAIN !!!
    Peut-être avez-vous d’autres idées à suggérer, pour ne pas continuer dans cette AMERICANISATION DE NOTRE VIE ?

  • maryse-richardiere

    Je mets un « Bémol » à mon commentaire, naturellement, beaucoup de livres étrangers traduits en français sont excellents, même américains, d’aujourd’hui ou d’hier. Ce que je
    reproche c’est que la balance n’est pas favorable à notre langue française. Les quotas
    séries télés, films en salles, radios, de programmes purement français sont-ils respectés, et au point de vue radio, les chansons ne passent-elles pas plutôt à minuit, que durant la journée ou aux moments de grande écoute ? Avez-vous des infos à me donner à ce sujet et je repose la question, QUE PEUT-ON FAIRE ? ou est-ce que vous, CA NE VOUS GENE PAS DE PERDRE PETIT A PETIT NOTRE BELLE LANGUE FRANCAISE ET NOTRE CREATION FRANCAISE, NOTRE CULTURE ? Suis-je un « cas unique » ? J’aimerais avoir vos avis !

  • Boris

    Excellente prestation, je reste sans voix ! Pour répondre au commentaire de Maryse-Richardière, moi aussi je m’interroge sur l’avenir de la culture française. Je suis parfois tenté de me définir moi-même comme un franco-américain, car je suis un jeune de 24 ans qui a baigné dans la culture populaire importée des USA ( Indinana Jones, Retour vers le futur, Star Wars, etc.) mais l’Amérique n’est pas le seul pays à imposer sa culture de masse, j’ai connu l’époque des dessins animés japonais (Dragon Ball, Nicky Larson, Les Chevaliers du Zodiaque…) et ça continue aujourd’hui. Pour finir de relativiser, pensons au succès de groupes allemands tels que Rammstein ou Tokyo Hotel. Par ailleurs, l’Amérique pour moi c’est aussi des écrivains comme Steinbeck ou Edgar Poe, donc ne nous laissons pas séduire par le ressentiment contre le pays de l’Oncle Sam. En fait l’anti-américanisme se fixe sur un aspect du problème qui occulte tout le reste : à savoir, le relativisme culturel, qui conduit à penser que toutes les pratiques qualifiées de culturelles sont sur un même pied d’égalité. Pour retrouver une identité, à une époque où « tout se vaut », il faut nous demander ce que c’est que la culture française, qu’est-ce qui est spécifiquement français ? Est-ce qu’il y a un « esprit », un caractère français qui ressort de nos oeuvres, de nos pratiques, de notre histoire ? En restant toutefois conscients que la culture française est ouverte sur le monde, qu’elle se nourrit des apports extérieurs, que notre langue s’est construite à partir de matériaux étrangers. Si vous trouvez que ce commentaire est trop long, et bien laissez moi vous dire que… vous avez raison !

  • lilibib

    Pour reprendre le célèbre : »l’art est apatride », j’ai un peu inclus dedans la littérature, autant que le cinéma ou la musique.
    Ma philosophie est plutôt de considérer la culture française comme un élément du monde, qui est celle du pays où nous habitons, mais pas de la considérer isolément.
    A la télévision, il y a quand même des chaînes qui haussent un peu le niveau; je dois dire que je regarde rarement autre chose que la5-arte- parfois LCP, sans sous-entendre que les autres sont mauvaises, simplement elles me conviennent moins, donc, lassée de chercher quelque chose qui pourrait me convenir, en vain, je vais directement là où j’ai l’habitude de trouver quelque chose qui risque de coller à mes besoins.
    Il y a un esprit mercantile partout ; et il en va des productions de culture comme des productions de denrées de consommation courante : Quand on va acheter à manger on fouille pour trouver de la qualité.
    Voilà pourquoi Chermédia est un moyen de proposer une certaine culture ou des cultures autres que
    celles qui sont vite consommées et qui laissent une pesanteur indigeste.
    J’espère que je ne suis diffamatoire pour personne.
    Quand je vais à la MCB voir un film comme « Désengagement », je ne trouve pas qu’il exclut la culture Française.
    Pour m’excuser si je froisse, je veux dire qu’on peut toujours regarder ce qu’il y a de pire mais on peut aussi regarder ce qu’il y a de mieux et avoir envie de se hisser. C’est bien un peu dans notre esprit, non? Je ne sais pas si c’est français? (ça, c’est de l’humour)

  • Boris

    Poser la question « Qu’est-ce qui est français ? » peut paraître effectivement désuet en ce début de XXIème siècle caractérisé par la mondialisation des échanges (y compris culturels). D’ailleurs, pour être honnête, je n’ai pas la réponse, et l’on a déjà beaucoup débattu sur l’idée d’une « exception culturelle française », que l’on doit, si je ne me trompe, au Ministère de la Culture. Il y a certainement une french touch à chercher du côté du cinéma (je pense à la Nouvelle Vague, qui a exercé une influence non négligeable sur certains réalisateurs américains comme William Friedkin ou Qentin Tarantino) et des jeux vidéos (je pense à Frédérick Raynal). Je suis d’accord avec lilibib pour dire que l’art évolue par échanges, influences, ruptures et doit pour cela trouver un écho ailleurs. La Culture, c’est un éternel dialogue entre les cultures. Et pour cela, la France ne fait heureusement pas exception.