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Ados et cinéma, suite (« Paï » de Niki Caro) 3

Encore une belle histoire d’abnégation et un film dépaysant, avec de jeunes acteurs talentueux, cette fois non plus au Canada, mais en Nouvelle-Zélande :« Paï, l’élue d’un peuple nouveau » / « Whale Rider » (2002) de la réalisatrice Niki Caro.

paï

Paï est une jeune adolescente issue d’une tribu maori, son grand-père est le chef incontesté du groupe mais il refuse de lui passer le flambeau, préférant de loin un garçon… … … Mais ce sera sans compter sur la volonté et la tenacité de sa petite-fille (jouée magnifiquement par Keisha Castle-Hugues, qui fut nominée à l’Oscar 2002 de la meilleure actrice pour son rôle).
Ce film là-encore familial est adapté du roman de l’écrivain maori Witi Ihimaera « Whale Rider » (« Païpeka, l’élue d’un peuple nouveau »).
Récompenses : Prix du Public au Festival de Sundance, ainsi qu’aux festivals internationaux de Toronto, San Francisco et Rotterdam.

Les habitants de ce village maori de Nouvelle-Zélande se réclament tous du même ancêtre : Païkea, le légendaire « Whale Rider » (conducteur de baleines) qui y débarqua mille ans plus tôt, juché sur le dos d’une baleine.
A chaque nouvelle génération, un descendant mâle du chef reçoit ce titre qui fait de lui le leader et le gardien spirituel de sa petite communauté…
A 12 ans, Paï, petite-fille du chef Koro, est une adolescente douée, sensible et volontaire. Depuis la mort de son frère jumeau (à sa naissance), elle est aussi la seule à pouvoir assurer le rôle « viril », si prestigieux. Mais Koro son grand-père, gardien d’une tradition millénaire, refuse de voir en Paï son héritière : aucune fille n’a jamais été et ne sera jamais « Whale Rider »…
Un vrai chef-d’oeuvre malheureusement peu connu. L’interprétation est exceptionnelle et l’histoire tout simplement belle (sans oublier les paysages néo-zélandais à couper le souffle).

Le mythe de Païkea : dans la légendaire Hawaïki (île originelle des Maoris ?), Kahutia-te-rangi, alias « Païkea », échappe lors d’une sortie en mer, aux manigances de son rival Ruatapu avant d’être sauvé par une baleine qui lui permet de gagner les côtes néo-zélandaises où il fondera une tribu… Cette légende plus que millénaire a été reprise dans de nombreuses oeuvres, en particulier dans le livre « The Whale Rider » de Witi Ihimaera, l’oeuvre dont est tirée « Paï ».


Soyez tout-ouïe : le jazz punk du sud pacifique débarque…

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